Equipe de France

 

L’Equipe de FRANCE – Une histoire magique ! En commençant le Karaté en 1986, je ne pensais pas devenir un jour Championne du Monde… Ayant un caractère bien trempé, une passion pour le sport en général, et surtout une énorme envie de relever des défis, j’ai démarré la compétition en 1989. Pour moi la compétition était une façon de me prouver que j’existais, de me surpasser, et de m’évaluer car je me demandais si je progressais, si j’en étais capable… Le premier résultat national arriva en 1991 où je remportai le Championnat de France juniors. Mais les choses plus compliquées arrivèrent ! Certains diront qu’à cause de mon mauvais caractère qui était plutôt une force, le contact avec le staff technique de l’époque fût difficile. Les filles en place ne voulaient pas perdre leur sélection et je dus progresser avant de m’imposer. Un long travail débuta, un travail technique, un travail physique, un travail tactique. Durant des heures, je trimais sur le tatami. Ce fût une longue période d’apprentissage.

Le parcours de Nathalie LEROY qui l’amènera au sacre … Mon karaté était déjà novateur, spontané et très dynamique (car pour certains je passais pour une féroce alors qu’en fait j’étais concentrée et stressée comme les autres … mais je le montrais moins) et petit à petit j’imposais mon style de combat avec mes techniques de jambes et mon « fameux ura-mawashi geri jodan » !!! Ma première sélection officielle en équipe de France fût pour les championnats d’Europe en Espagne en 1997, un résultat significatif : vice championne d’Europe en – 60 kg face à l’Espagnole GOMEZ 2 / 1. Ensuite la Coupe du Monde aux Philippines : 1er KO !!! Disqualification en quart de finale sur un mawashi geri jodan dévastateur, je terminais 5ème dommage. Et au fil du temps j’accédais aux finales des tournois, réalisant mon premier doublet aux Championnats de France en 1998, puis 2002. Je gagnais mon premier titre Européen individuel en 2000 en Bulgarie. Essuyant 2 finales perdues aux mondes, je décidai de me préparer seule cette fois-ci, et je m’imposai enfin à Madrid en 2002, bouclant ainsi la boucle ! Il ne me manque aucune ligne à mon palmarès, j’ai tout gagné (d’autres l’ont déjà fait avant moi, mais chacun le vit à sa manière, et mon intention n’a jamais été de battre des records !! Pour moi, on reconnaît un champion non pas à ses médailles autour du cou mais plutôt à son cœur). Un sentiment d’euphorie, d’apothéose, de joie m’envahit durant des mois après le succès.

L’histoire fabuleuse de Nathalie LEROY continue… Mais peut être pas pour bien longtemps ? Ma retraite anticipée ne sera que de quelques mois !!!! Dans mes victoires j’ai toujours remercié les personnes de mon entourage, mon club des supporters, mes sponsors car sans eux, sans leurs soutiens je ne serais pas allée au bout. Aujourd’hui dans mon esprit c’est plus clair, je veux encore les voir sourire, crier,pleurer de joie, partager encore avec eux toutes ces émotions. Je leur dédie mon titre de championne du monde. Et à ma maman : je t’offre mon titre de Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur car tu m’as donné la force, l’envie et la Vie. Je t’aime. J’ai mis fin à ma carrière après les championnats du monde 2004, réalisant l’exploit de participer à 4 finales individuelles en 4 participations aux championnats du Monde. Je suis passée ensuite de l’autre côté avec mon rôle d’Entraîneur National. Tout d’abord chez les minimes-cadets où les résultats internationaux ont été plus que satisfaisants (et qui m’ont confortée dans mon rôle de coach) et ensuite chez les Seniors. Aujourd’hui, je transmets mon savoir, mes connaissances dans mon club Leroyal à Menton, ma passion pour l’enseignement ne date pas d’hier et je suis complètement épanouie. J’espère amener un jour un élève au championnat du Monde.

 

«C’est son caractère qui fait à chacun sa destinée» Cornelius Nepos